Comme un air de passions… le 3 mars sur RFI

Mis en ligne le 27 janvier 2015 dans Blog | 0 commentaires

L’album Bach, Comme un air de passions… , Juliette de Massy et Bogdan Nesterenko ont été le sujet de l’émission Vous m’en direz des Nouvelles le Mardi 3 mars de 15h10 à 16h. 

L’émission était en direct et présentée par Jean-François Cadet.
Autres critiques:

Thierry Vagne, Musique & co, janvier 2015

Frédérick Casadesus,  Mediapart/blog , janvier 2015

Edith Weber, L’Education Musicale, février 2015

Points de vue/Images du monde, février 2015

Yvan Beuvard, forumopera.com, 3 mars 2015

La Voix du Nord, 6 mars 2015

HD Mag Video, 17 février 2015

ENA Magazine, mars 2015

Musique & co

Comme un air de passion – Bach à l’accordéon :
Voilà un disque aussi surprenant que rafraîchissant. Si vous êtes comme moi et ne supportez par le « musette », oubliez tous vos préjugés et écoutez cet « accordéon de concert ».

Le programme mêle 2 pièces instrumentales – Toccata et fugue en ré mineur, Prélude et fugue en la mineur – à des airs extraits des Passions.

….

Bogdan Nesterenko et son instrument sont exceptionnels : on a l’impression d’entendre un orgue véritable et que l’instrumentiste a un pédalier à sa disposition ! Certes, les 2 mains ont forcément la même dynamique et on n’a pas de 16 ou 32 pieds, mais l’illusion est impressionnante, et l’interprétation vraiment excellente.

À découvrir, ici un extrait sur YT.
Site de l’accordéoniste
Site de la soprano

Mediapart blog:

Juliette de Massy chante et Bogdan Nesterenko joue de l’accordéon de concert.

En regardant les photos de la pochette, on croirait deux adolescents, deux amoureux- de la musique et de la vie, des arbres et des double-croches.

En lisant leur nom, viennent des images – une forêt de Sologne où s’épuisent les recherches de l’enfance, une révolte fauve où croisent des navires.

Avec Jean-Sébastien Bach, ils tricotent un bel habit pour notre hiver, une fantaisie conçue dans la rigueur et le plaisir- un disque d’atelier comme on le dirait d’une robe. Un délice.

A écouter:

« Comme un air de passions », par Juliette de Massy et Bogdan Nesterenko. Label AR RE-SE.

Frédérick Casadesus

L’Education musicale, février 2015:

Jean Sébastien BACH : « Comme un air de Passions ». Bogdan Nesterenko, accordéon. Juliette de Massy, soprano. 1CD AR RE-SE (www.arre-se.com ) :  AR2013-3. TT : 66′ 35.

Voici une réalisation discographique qui, en raison du choix de l’accordéon (instrument du XIXe siècle), pourrait surprendre certains, et même Jean Sébastien Bach. L’ukrainien Bogdan Nesterenko a été formé notamment au Conservatoire Supérieur de Musique de Kharkov (Ukraine) dans les disciplines suivantes : accordéon, direction d’orchestre, analyse, écriture, musique de chambre ; depuis 2001, il est soliste à la Philharmonie Régionale de cette ville. En 2006, installé à Lille, il se produit lors de récitals en France et à l’étranger. Cet accordéoniste de concert « pas comme les autres » s’intéresse surtout à la musique baroque, mais aussi à la musique contemporaine. Il sait mettre en valeur la richesse des timbres et exploite les larges possibilités expressives de l’instrument. Avec la Soprano Juliette de Massy — diplômée du CRR de Lille et de la Guildhall School of Music de Londres, entre autres spécialisée dans le répertoire baroque —, ils partagent la même passion pour l’œuvre de J. S. Bach. Les sonorités de l’accordéon, quelque peu apparentées à celles de l’orgue, ne choquent pas vraiment au premier abord. En parfaite connivence et avec un grand enthousiasme, ils restituent dix Airs extraits de Cantates et de Passions, par exemple : Komm, komm, mein Herz steht dir offen (Cantate BWV 74), Ich folge dir gleichfalls (Passion selon Saint Jean, n°9) et Aus Liebe will mein Heiland sterben (Passion selon Saint Matthieu, n°49), si émouvant. En raison du paysage sonore apparenté, les puristes pourraient accepter la version pour accordéon de la Toccata et Fugue en ré mineur (BWV 565). Il en est de même du Prélude et Fugue en la mineur (BWV 543). Une tentative : Bach à l’accordéon, pourquoi pas ?

Édith Weber.

Points de vue / Images du monde, semaine du 4 au 10 février 2015:

Point de Vue 1Bach caméléon
On savait déjà, depuis l’album que I’accordéoniste Richard Galliano
lui avait consacré, que le génie de Bach se prête à bien des transpositions.
Avec ce florilège de beaux airs interprétés par l’accordéon
de concert de l’Ukrainien Bogdan Nesterenko et la voix de la
soprano Juliette de Massy, on redécouvre à quel point le piano
à bretelles mérite son surnom d’orgue portatif. Par la grâce de ce
duo original, les airs les plus célèbres du cantor de Leipzig acquièrent
un charme et un petit brin de folie mélancolique qu’on ne |eur
connaissait pas. Un disque rafraîchissant et enthousiasmant. P. S.
Bach, comme un air de passion, par Bogdan Nesterenko et Juliette
de Massy (1 CD, L’Homme Armé éditions/la Chapelle des Flandres).

forumopera.com, 3 mars 2015

Plus qu’aucune autre, la musique de Bach se prête aux transcriptions, que le cantor pratiqua abondamment. L’enregistrement de Juliette de Massy, soprano, et de Bogdan Nesterenko, accordéon de concert, vise à nous faire partager leur bonheur à interpréter des arias de cantates, des passions et de l’Oratorio de Noël. L’accordéon seul nous livre uneToccata et fugue en ré mineur, la célébrissime, ainsi que le prélude et fugue en la mineur. Ce qui frappe, d’emblée, est la richesse sonore de l’instrument, particulièrement des basses – on ne s’appelle pas Nesterenko pour rien ! – et la dynamique subtile de chacun des phrasés. La démonstration est crédible des possibilités d’un tel instrument, même s’il est permis de préférer l’original. La lisibilité, les timbres – on n’ose parler de registration – donnent une image intéressante de chacune des pièces. Cette musique est manifestement familière à chacun des deux interprètes. Notre soprano, formée à la musique ancienne, en hérite une voix bien conduite, mais quelque peu blanche, dépourvue de vibrato. La pureté pourrait se conjuguer avec un minimum de coloration. Les consonnes du texte sont estompées voire gommées. Mais, ne boudons pas notre plaisir : l’aria finale « Liebster Gott, erbarme dich » est remarquable, tout comme le « Ich folge dir » de la Passion selon Saint-Jean. Le grand virtuose qu’est Bogdan Nesterenko parvient à restituer chacune des lignes et sa respiration s’accorde à merveille à celle du chant. Par contre, lorsque la polyphonie se fait plus dense, avec davantage de parties, comme dans « Nur ein Wink von seinen Händen » (de l’Oratorio de Noël), les limites sont atteintes.

L’enregistrement s’écoute avec curiosité et intérêt : les possibilités insoupçonnées d’un magnifique instrument de concert, servi par un remarquable musicien, et le chant quelque peu éthéré de Juliette de Massy réservent de beaux moments.

Yvan Beuvard

La Voix du Nord, 6 mars 2015

La transcription, c’est aussi parfois l’art de l’épure. L’accordéoniste Bogdan Nesterenko et la soprano Juliette de Massy, deux artistes qui ont de nombreuses attaches avec la scène classique nordiste (ce disque eest produit par la Chapelle des Flandres), ont décidé d’interpréter avec simplicité et émotion quelques beaux airs extraits de cantates et passions de Bach. Un acte de poésie pure qui prouve que l’accordéon n’est certainement pas « l’orgue du pauvre » mais recèle des trésors d’expression.

J.M.P

HD Mag Video

Critique HD Mag Video La voix claire de Juliette de Massy s’envole légèrement dans les vocalises de ces cantates tandis que le riche et expressif support harmonique est développé par l’accordéon de Bogdan Nesterenko. Ce dernier est un virtuose de l’instrument de concert aux possibilités très étendues et il parvient à égaler l’orgue dans toute sa richesse de timbres. La prise de son de Jean-Marc Laisné utilise judicieusement la réverbération naturelle d’une petite église pour embellir le chant.

 

 

ENA Magazine

Ena-Bach Comme un air de passions_Page_1

Mélomanie

« Nouvelles musiques, nouveaux talents » (N M NT)

Faisant preuve d’un véritable talent littéraire, qui laissera progressivement place à son immense talent musical, le compositeur Robert Schumann (1810-1856) considérait que « la musique est ce qui nous permet de nous entretenir avec l’au-delà ». Ce disant, il lui donnait un caractère intrinsèquement mystique dans lequel nombre de compositeurs et musiciens se sont reconnus et se reconnaissent encore. Mozart, Poulenc, Monteverdi et bien d’autres encore ont ainsi su recréer en musique leur perception du divin, leur ferveur religieuse, voire des vibrations venues d’ailleurs … Et nous, leurs auditeurs, ressentons cette perception, cette ferveur, ces vibrations à notre tour … ou pas ! Car ces musiques ne trouvent pas automatiquement un écho dans les circonvolutions compliquées de notre cerveau. Encore faut-il que nos neurones aient été préparés : par notre hérédité, par notre éducation, par nos aspirations …

Gageons toutefois que le magnifique hommage à la musique de Bach de l’accordéoniste Bogdan Nesterenko et de la soprano Juliette de Massy sauront éveiller en vous des émotions qui tout en étant différentes convergeront vers un sentiment de paradis musical.

(….)

Excellente écoute !!!

 MUSIQUE BAROQUE

J . S. BACH

COMME UN AIR DE PASSIONS…

Bogdan Nesterenko, accordéon; Juliette de MASSY, soprano

(Réf. : AR RE-SE 2013-3 2015)

 

Il semble révolu le temps où chaque interprète évoluait dans son style de prédilection sans y déroger. Et, s’il existe encore les Victoires de la musique « classique », que l’on différencie des Victoires de la musique tout court, force est de reconnaître que les clivages d’antan s’estompent au profit de créations et de collaborations souvent fructueuses entre artistes d’horizons très divers. Et notre rubrique n’a eu de cesse, ces dernières années, de vous proposer des projets d’excellente qualité corroborant cette assertion. À titre d’exemple, rappelons-nous de Francis Varion! et de son disque consacré aux Préludes de Bach (1685-1750) : nous découvrions alors, émerveillés, comment l’accordéon, avec son timbre et sa spécificité technique,pouvait également rendre hommage à ce répertoire.

Aujourd’hui,BogdanNesterenko confirme cet émerveillement avec un enregistrement fabuleux, intitulé Comme un air de passions … , qui allie accordéon de concert et voix lyrique. Il est vrai qu’à l’écoute des deux célèbres Toccata et fugues en et la mineur,l’auditeur est surpris par la puissance de l’instrument. Profondeur des basses, contrastes des jeux, souffle d’une grande linéarité, autant de qualités intrinsèques au grand orgue, restituées ici avec la plus grande finesse par l’accordéoniste. Pour autant, s’il ne s’agissait que de copier ou d’imiter l’instrument emblématique des cathédrales, la portée de ce programme serait somme toute limitée. Non, c’est bien dans l’art de « plier » l’accordéon – au sens propre comme au sens figuré pourrait-on dire, en donnant à la langue de Johann Sebastian Bach une nouvelle sensibilité – que réside tout l’attrait de ce travail. À cet égard, l’alchimie particulière créée dans l’intimité des échanges entre la voix et l’accordéon ouvre des perspectives enivrantes. En tout premier lieu, la capacité à modeler le souffle de l’accordéon dans les bras de Bogdan Nesterenko n’a d’égal que celle de la soprano Juliette de Massy à dilater sa voix. Lors, l’harmonie ne relève pas seulement de la musique mais aussi du spirituel, trouvant en cela l’une de ses dimensions universelles. Cet élément est perceptible dès le premier air Komm, komm, mein Herze steht dir offen, dans les entrelacs des lignes vocales et instrumentales. En effet, nous découvrons ici comment les souffles de l’un et l’autre des interprètes se soutiennent et se prolongent, si complémentaires, jusqu’à devenir un seul et même instrument. Dans !ch folge dir gleichfalis, c’est le mouvement perpétuel qui prend toute sa mesure sans que l’on détermine vraiment qui de l’accordéon ou de la voix prend sa respiration tant l’un et l’autre se mêle et se mélange. La question des soufflets se révèle également intéressante à étudier. Ces derniers offrent la possibilité d’élaborer une articulation proche de celle des cordes qui laissent aller l’archet de talons en pointes. Ich will dir mein Herze schenken corrobore parfaitement cette assertion. Dès lors, le caractère du menuet est très bien mis en valeur par la légère accentuation des premiers temps impulsée par les soufflets de l’accordéon. Complémentarité aussi des jeux, à appréhender à l’aune de ceux du grand orgue. À cet égard, la voix magnifique de Juliette de Massy incarne une intériorité vibrante, entre sonorité de flûte douce et tessiture de hautbois, faisant penser aux plus beaux jeux de récit dans les chorals ornés du maître de Leipzig. Cette belle expressivité exprime toute sa quintessence dans Aus Liebe will mein Heiland sterben où se mêlent sensualité, peine et tendresse. Au fur et à mesure que nous avançons dans l’écoute de cet emegistrement, nous saisissons de mieux en mieux pourquoi il a été baptisé Comme un air de passions. Passion comme celle de Bogdan Nesterenko et Juliette de Massy pour la musique de Bach, bien sûr, et dont découle leur fabuleuse  interprétation. Passion toujours avec les extraits des deux grandes Passions de Bach, revenant comme un leitmotiv en plage deux, six et dix de ce programme. L’on retiendra également un autre mot-clé : air. Air, avec les différents échantillons de Cantates abordés, que l’on respire avec volupté; air encore, à l’instar de celui de l’accordéon et qui perd ici son adjectif usuel de « petit » pour devenir « grand» ; air, enfin, qui anime et sculpte aux gré des pressions et  dépressions toute cette musique et son caractère sublime.

Le paradis existe. En écoutant ce disque, vous y serez transportés !



 

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